Le Parlement européen s’est déshonoré en adoptant ce mercredi la directive « Retours » fixant un cadre de règles communes pour la rétention et l’expulsion des immigrés clandestins.
Alors qu’il est plus que jamais nécessaire de jeter les ponts de l’Europe sociale, nous ne pouvons que nous désoler de voir les eurodéputés rehausser encore les murs de l’Europe forteresse. Malgré l’opposition résolue des socialistes européens et de l’ensemble des forces de gauche, une large majorité de parlementaires a en effet choisi de s’en remettre à ce que leur dictaient les Etats en matière d’immigration, avalisant des dispositions sécuritaires d’un autre âge. Les eurodéputés ont ainsi cautionné la possibilité d’étendre à 18 mois la durée de rétention des migrants en situation irrégulière et de les bannir ensuite 5 ans du territoire de l’Union.
Députés et sénateurs doivent entériner une révision de la Constitution préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne. Les débats s'ouvrent à 16h.
Députés et sénateurs se réunissent en Congrès, lundi 4 février à Versailles, pour la quinzième fois sous la Ve République, afin d'entériner une révision de la Constitution préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne.
Au total, 577 députés et 330 sénateurs (un siège est vacant) se réuniront à 16h00 dans l'aile du Midi du célèbre château pour adopter définitivement le projet de loi modifiant la Constitution.
La séance sera présidée -c'est de droit- par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP). Les parlementaires seront assis dans l'hémicycle non pas par affinité partisane mais par ordre alphabétique.
Le Bureau national (BN) du Parti socialiste a approuvé majoritairement mardi le nouveau traité institutionnel européen, a-t-on appris auprès de participants à la réunion.
Dans la foulée du vote, le secrétaire national du parti au projet européen, Benoît Hamon, a annoncé mardi sa démission de son poste.
Le vote du BN a été le suivant: 36 oui, 20 non, 2 abstentions et 1 non-participation au vote, a indiqué Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris.
Malek Boutih, secrétaire national du PS chargé des questions de société, et Arnaud Montebourg, député, se sont abstenus. Le député Julien Dray n'a pas participé au vote.
Le Parti socialiste va devoir maintenant délibérer et adopter sa position face au traité de Lisbonne. Disons le clairement : s’abstenir ou refuser de participer au vote sur la ratification du traité de Lisbonne, ce serait faire le choix de pérenniser en notre sein la pratique des compromis inaudibles dans le débat public et inefficaces à éviter les divisions. C’est pourquoi nous devons être capables de définir une ligne majoritaire qui soit à la fois lucide sur la portée limitée du traité, consciente des nécessités immédiates de la relance de l’Europe et avant tout soucieuse d’y impliquer les citoyens. Rien ne lui interdit non plus d’être respectueuse de la minorité ! A juste raison, le Parti socialiste défend aujourd’hui l’organisation d’un nouveau référendum. Il le fait au nom d’une certaine conception de la relation entre la souveraineté nationale et la citoyenneté européenne. Opter pour la procédure parlementaire de ratification plutôt que pour la voie du référendum, c’est, de la part du pouvoir en place, marquer sa profonde défiance à l’égard de la souveraineté populaire au motif qu’elle ne s’est pas exprimée en 2005 dans le sens attendu. C’est la dessaisir de l’enjeu européen. C’est plonger à nouveau l’Europe dans un sommeil démocratique dont il n’y a jamais rien de bon à attendre.
Le Président de la République s’efforce résolument, depuis des mois, d’affaiblir l’opposition. Un jour, il rameute certains de ses dirigeants en mal de maroquin. Un autre, il ouvre des pistes de débat, en particulier sur les institutions, dans lesquelles les Socialistes s’engagent aussitôt en rangs dispersés ... Tout cela résulte à l’évidence d’une stratégie délibérée.
Si la gauche veut des idées, ouvrage écrit à quatre mains par Ségolène Royal et Alain Touraine (sociologue de renom) est original par sa facture. Le sociologue y développe sa vision de la société et du monde tels qu'ils vont en l'abordant sous différents thèmes et Ségolène Royal répond point par point en y apportant ses nuances, son analyse et la traduction politique.
Si la gauche veut des idées, elle est servie.