Dans l'éducation, même le Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), organisation classée à droite mais qui préfère se déclarer "apolitique", est dans l'action.
"Nous avons l'impression, explique au Monde son président, Bernard Kuntz, que les fonctionnaires en général et les profs en particulier sont devenus la bête à abattre de ce gouvernement. Ça suffit !"
Ce syndicat, qui compte dans ses rangs nombre d'électeurs de Nicolas Sarkozy, a appelé ses adhérents à suivre le mot d'ordre de grève du jeudi 24 janvier dans la fonction publique, lancé par la quasi-totalité des fédérations syndicales. Le Snalc n'avait pas appelé à la précédente journée d'action, le 20 novembre 2007. Il "pèse" environ 10 % des professeurs des collèges et des lycées.
Sa présence lors d'une mobilisation est généralement un signal que la température monte. Motivée par la défense du pouvoir d'achat et le refus des suppressions de postes, la nouvelle grève n'est pas seulement "un rituel", comme l'a déclaré mercredi 23 janvier le ministre de l'éducation, Xavier Darcos.