Stagnation des salaires et baisse du niveau de vie, hausse massive du chômage avec plus de 40 000 demandeurs d’emplois supplémentaires en octobre, croissance faible, déficits publics, absence de perspectives pour les jeunes, dont le pessimisme est plus fort que partout ailleurs : l'inquiétude est vive, le pays en chute libre. Les plans sociaux se multiplient et la liste des entreprises victimes de délocalisations s’allonge : Camif, Renault, Molex, Ford, PSA, Caisses d’épargne et bien d’autres encore.
La France dispose d’atouts exceptionnels, industriels, humains, naturels. Elle est la cinquième puissance du monde. Elle a le potentiel, l’inventivité et les talents pour surmonter la crise et être la pionnière vigoureuse d’une nouvelle économie, enfin réconciliée avec le social et l’environnement. Et pourtant la France va mal.
Elle va mal parce que la gestion de la crise économique et sociale n’est ni à la hauteur de l’urgence, ni à la hauteur du rang qu’occupe notre pays dans le monde. Effet d’une déflagration majeure, mondiale, inexorable, affectant toutes les contrées du globe entend-on. Oui, sans aucun doute. Mais la question n’est pas de savoir si certains sont épargnés. Elle est de savoir si tous les pays réagissent de la même manière, avec la même clairvoyance, la même volonté. A l’évidence la réponse est non.